Je viens de là...
Je viens de là…
Où l’amour et la haine se confondent
C’est au-delà de toutes les frontières du monde
Là où la tristesse du cœur inonde
Là où la terre n’a jamais été ronde.
De là où le peuple est toujours debout
Avec l’espoir de réunir un jour les deux bouts
Là où le peuple marche sans savoir jusqu’où
Mais espère d’arriver un jour au bout
Je viens de là…
Là, au centre du plus vieux continent
Où vous êtes obligé de marcher rapidement
Où pour manger demain, faut travailler maintenant
Sinon c’est la vie qui vous quitte vraiment…
Je viens de la profondeur du grand fleuve
Là où le soleil se couche et se lève
Là où le peuple ne traverse que les épreuves
Et moindre geste, il se fait condamner sans preuves
Je viens de là…
Dans le pays le plus démocratique
Là où les eaux se jettent dans l’atlantique
Là où la nature est une réserve touristique
Je viens de là où tout appartient aux politiques.
Là où les policiers tuent à bout portant
Là où la justice a été enterrée il y a longtemps
Là où le peuple n’a jamais été content
Là où après la pluie c’est le mauvais temps
Je viens de là…
Où la fièvre à virus EBOLA tue des millions
Là où les politiciens deviennent des demi-lions
Oublient le peuple et financent des rébellions
Où le peuple est puni pour avoir réclamé ses 15M.
Je viens de là où c’est facile de verser le sang
Et le gens on dirait qu’ils sont habitués comme ça
Pour les coupables comme pour les innocents
Là où la dignité de la femme est à moins de 2%
Je viens de là…
Où les larmes coulent toujours
Sans espoir proche de s’arrêter un jour
Je viens de là où le changement est un humour
Là où seuls les riches peuvent faire des tours
Où la route est ornée d’épines
Là où je ne sais si on paie la dîme
Là où le sol est bourré de mines
Où chaque seconde empire l’amertume
Où la vie est un jeu de hasard
Où la vue ne voit que les hangars
Là où l’envie est de mourir bien trop tard
Mais l’avis ne prend jamais sa part
Je viens de là…
Où mes parents, mes sœurs, mes frères
Vivent quand même car rien d’autre à faire
Chacun cherche sa plus belle fleur
Je viens de là, et j’en suis fier… !

Bravo, cher poète mélancolique.
RépondreSupprimerMerci beaucoup
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